vendredi, mai 11

Marie-Joana, c'est ma Marie-Joana, je m'envole tous les soirs avec elle oh j'aime ça


Les hérétiques ne sont pas les bienvenus dans le sacro-saint temple du libre examen.
Souhail Chichah
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Je commente rarement des faits d'actualité, estimant souvent que je n'ai pas grand-chose d'intéressant à raconter et que mes propos ne sont pas assez objectifs à mon goût. Il faut parfois faire des exceptions.
Souhail Chichah est l'assistant-chercheur de l'ULB qui a interrompu une conférence à laquelle participait Caroline Fourest, en criant "burqua blabla" dans tout l'auditoire. Lorsqu'on lui a tendu un micro pour s'expliquer, il s'est contenté de répéter l'expression qu'il scandait déjà vigoureusement. Voilà pour les faits.

Affiche du débat mentionné plus bas

Hier soir, j'ai assisté une conférence-débat dont le thème était "Le racisme a-t-il changé de visage ?" à laquelle participait Souhail Chichah. Je voulais savoir ce que ce monsieur allait raconter quand la parole lui était donnée dans un cadre plus ou moins pacifique (et, il faut l'avouer, j'allais là-bas avec un peu d'amertume, compte tenu du fait que la conférence que le bureau étudiant de ma faculté avait organisée, sur un thème plus ou moins semblable, avait été soumise à tellement de pressions qu'on avait dû l'annuler). 
Une des premières phrases qu'il a dite, avec un ton goguenard, est celle que j'ai citée plus haut. Elle m'a profondément énervée. Pour faire un grossier parallèle, c'est un peu comme de dire "les nazis n'étaient pas les bienvenus chez les Juifs lors de la seconde guerre mondiale, c'est vraiment inadmissible !". Ce monsieur s'est inscrit volontairement à l'ULB (principe fondateur : le libre-examen !), y enseigne, va interrompre un débat grossièrement tel un censeur autoproclamé, et après, se plaint qu'on critique sa façon de faire. Notons bien que la parole continue à lui être donnée, au sein même de l'ULB (car c'est là que la conférence avait lieu) et qu'il ne la refuse pas. Il s'fout de qui ? 

D'un autre côté, il a, tout comme chaque participant, définit les termes qu'il allait employer pour désigner les "racistes" et les "victimes du racisme". Anne Morelli (historienne, ULB) estime que le racisme, de nos jours, est une discrimination sociale (richesse, réseau, etc) et a donc dénommé "possédants" les "racistes" et "possédés" les "victimes du racisme" (notons que "racisme" doit être encore défini, il faut avoir une définition très large de ce mot dans ce contexte). Souhail Chichah a quant à lui choisi de définir les mots "indigènes" et "Blancs" (mots qui ont une connotation dans le domaine du racisme déjà bien établie  -tout le monde a une image du "Blanc" et de l'"indigène") et a, tout au long du débat, défendu un point de vue qu'on pourrait résumer à "tout le monde déteste l'islam bouhouhou", bien qu'il ait précisé que ce n'était pas le cas lorsqu'on lui a demandé pourquoi il se posait en victime (le jeune homme qui a posé cette question s'est fait traiter de manière condescendante, Souhail Chichah ne lui reconnaissant pas le droit de le catégoriser comme victime).

Je vais finir ici par un dernier point qui m'a particulièrement déplu. La manière dont Souhail Chichah s'exprimait, répondait aux questions, les piques qu'il lançait à tout propos, les expressions qu'on pouvait lire sur son visage étaient d'une impolitesse pure et simple. J'ai beau avoir dix-huit ans, si j'avais l'idée d'avoir un dixième de l'impolitesse qu'il a manifestée hier soir, mon papa me botterait les fesses et aurait raison. 

Il y a des gens qui ont l'air con, sans micro. Et qui ont l'air abject, avec micro.

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